Vins bio : un secteur en pleine croissance

VINS BIO

La vente des VINS BIO doublera d'ici 2022 en France

Les indices prévoient que la vente des vins bio sur la marché français doublera d’ici 2022. La France étant le 3ème producteur mondial de vins bio, de plus en plus d’exploitations viticoles changent leurs pratiques et se convertissent aux vins bio-logiques et bio-dynamiques. Selon la même étude récente réalisée par l’institut britannique IWSR, la consommation de vin classique décroît alors que celle des vins bio augmente.

Sylvie Le Boulenger, rédactrice pour LSA Commerce & Consommation, a intitulé en mars dernier son dossier spécial vins bio « La France joue bien la carte du vin bio ». Voici en partie le contenu de ce dossier :

La France est le troisième producteur mondial de vins bio, après l’Espagne et l’Italie. Le nombre de conversions est important. Il pourrait l’être encore plus si les exploitations viticoles étaient « mixtes », ce que défend le CNIV.

  • 2,21 millions d’hectolitres de vins bio français mis en marché en 2017, dont 57 % consommés en France et 43 % vendus à l’étranger.
    Source : Agence Bio
  • 83 % du vignoble bio mondial sont dans l’Union européenne, et notamment en Espagne (26 %), en Italie (25 %) et en France (19 %).
    Source : Agence Bio
  • 3,7 % : le poids du vin bio dans la consommation totale de vins tranquilles, tous circuits confondus. The IWSR mise sur une croissance de 13,3 % entre 2017 et 2022.
    Source : SudVinBio/Millésime Bio/IWSR

Le vin bio ? Il est aussi apprécié dans les verres qu’important pour tenter d’équilibrer la balance commerciale de la France. En effet, 43 % des volumes produits, soit 2,21 M hl en 2017, sont exportés. « Un tel pourcentage est une exception dans la production française de bio », assure Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio, venu présenter les derniers chiffres de la viticulture bio sur le salon Wine Paris. Il faut dire que la consommation de ces vins, réellement reconnus bio depuis 2012, explose partout dans le monde. L’Europe absorbe 77 % des nectars bio, soit 43,6 millions de caisses de 9 litres en 2017, tandis que les Amériques en consomment 11 % (6,3 millions de caisses).
La demande internationale est vive et, en France, les conversions vont bon train, selon l’Agence Bio qui, toutefois, ne calcule pas les déconversions. En dix ans, les surfaces en bio ont triplé, pour atteindre 10 % du vignoble national. Et ce pourcentage pourrait être plus important si la réglementation française autorisait la « mixité des cultures », dixit Jean-Marie Barillère, président du CNIV (Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique). Entendez par là qu’un même domaine aurait la possibilité de cultiver une petite surface en bio, pour expérimenter ce mode cultural, alors que le reste des surfaces viticoles serait en conventionnel. Une « mixité » qui n’est pas réalisable aujourd’hui, l’administration craignant les « erreurs » d’intrants d’un mode cultural à l’autre. « Ce problème pourrait être résolu par la mise en place systématique d’analyses », plaide le CNIV.

Les GMS très demandeuses

Si cette mixité était faisable, comme le permet le règlement européen, les surfaces bio pourraient s’envoler encore plus vite que sur la dernière décennie. Et la filière pourrait répondre à la forte demande du marché. Dans le commerce français aussi le bio est une sorte de mot magique dont se sont emparées toutes les enseignes, notamment au moment des foires aux vins d’automne. « En GMS, la demande est énorme », assure un négociant. En effet, ces vins sont générateurs de marges et le consommateur est prêt à payer plus cher une bouteille de vin bio, car il sait qu’un tel nectar coûte entre 20 et 40 % de plus à produire que son équivalent en conventionnel. Une bouteille bio est vendue en moyenne 6,14 €, soit 33 % de plus qu’un vin conventionnel.

En 2017, selon IWSR, la part de marché du bio en France était de 3,7 % (tous circuits confondus, sauf Travel Retail). Ce cabinet britannique prévoit qu’elle pourrait atteindre 8,3 % d’ici à 2022, soit 1,5 million d’hectolitres ou 17,26 millions de caisses de 9 litres ou 1,61 Mrd €. Le bio est donc l’un des tout premiers axes pour redonner du peps à un rayon qui en manque sérieusement.

CONCLUSION

Vous l’aurez compris : le marché est au beau fixe et les négociants en vins se tournent de plus en plus vers les vins bio ! Et, ainsi, diversifier leur offre en résonance avec le marché du vin.

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Auteur

Florent Girard
GIRARD VINS BIO, agent de vignerons en vins biologiques et biodynamiques pour les professionnels du goût dans le Morbihan. Immatriculé au Registre Spécial des Agents Commerciaux.

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